
A Jean LARA
Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître...
Beau, Jeune, et plein d'envies ou un argentin à Paris. Il arrive à la
capitale et prend le cinéma comme un air de tango, je serai comédien! Donne
la réplique a Noël Noël dans le père tranquille et vingt ans plus tard,
après plus de quarante rôles, croise l'épée avec Jean Marais dans Le Masque
De Fer. Mais une autre sirène l'appel, la réalisation; et quatre courts
métrages plus loin il reste incompris. Autre virage, que voulez vous, le tango on l'a
dans le sang; et en plus, l'hidalgo a vieilli; alors faire
le jeune premier il préfère le laisser aux plus vieux. Autres chants, autres
sirènes; je serai Directeur de Production! Et soixante longs métrages plus
loin, au services des plus grands «Allegret, Cayate, Clement, Bunuel, Demy,
Giovanni, Lang, Gainsbourg, Sautet». Tu vois mon Jean, une sacrée
haie d'honneur. J'espère que ton paradis sera fait d'étoiles et
d'images en technicolor; tu me manques, tu nous manques déjà.
A Juan Usandivaras dit Jean Varas puis Jean Lara, décédé Samedi pour ne pas dérange la production

